Too Good to go se développe à Annecy pour éviter le gaspillage

Too Good to go se développe à Annecy pour éviter le gaspillage
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Mise au point par une start-up parisienne en 2016, l’application To Good to go met en relation des clients et des commerçants qui bradent leurs produits plutôt que de les jeter. Après avoir ciblé les grandes agglomérations, elle se développe en Pays de Savoie. Explications et témoignages de deux établissements annéciens qui se sont lancés.

 

Brader plutôt que de jeter. Tel est le concept de départ de To good to go. L’appli pour smartphone, développée en juin 21016 par une start-up parisienne,  met en relation des clients et des commerçants qui cèdent à bas prix leurs produits plutôt que de les jeter.

Chaque jour le commerçant met en ligne un certain nombre de paniers qui seront disponibles en fin  de journée. Le cas échéant, il ajuste à la hausse ou à la baisse, en fonction de ses ventes « normales ». Les clients, eux, surfent sur l’appli pour connaître les produits disponibles chez les différents établissements partenaires.

Pour le client, le service de l’appli est gratuit (mais pas le panier!). Le commerçant, lui, verse un pourcentage sur chaque vente de panier  à To good to go  ou, plus exactement, c’est l’appli qui encaisse (le paiement se fait par smartphone) et reverse ensuite au commerçant après avoir pris sa part.

 

Plus de 1 000 repas déjà « sauvés » sur Annecy

Après avoir ciblé les grandes agglomérations, To good to go, en plein effort de développement, s’attaque aux villes moyennes. Et en Pays de Savoie, si elle est aussi disponible à Chambéry et Aix-les-Bains, c’est à Annecy qu’elle s’est le mieux implantée. « Nous avons déjà une dizaine d’établissements partenaires, sans parler des contacts qui ne se sont pas encore concrétisés« , explique l’entreprise. Fin janvier, To good to go revendiquait ainsi « plus de 1000 repas sauvés » dans la capitale haut-savoyarde depuis septembre.

Les établissements partenaires sont pour l’instant surtout positionnés sur la petite restauration : boulangeries-sandwicheries, experts de la tarte ou du « bagel », hôtels (pour des paniers de petits déjeuners)… Mais le cercle pourrait bientôt s’agrandir puisque l’appli est également ouverte aux restaurants traditionnels, aux primeurs et autres magasins alimentaires.

La boulangerie Milano – Le Fournil des Pommaries, à Annecy-le-Vieux, est l’un des établissements engagés avec To good to go. Crédit photo : boulangerie Milano.

Etablissements engagés : d’abord une démarche éthique

Plus que les recettes que cela peut générer, les commerçants qui se sont engagés dans la démarche mettent en avant la dimension éthique. « Nous avons lancé le partenariat avec To good to go fin 2017 car des hôtels du groupe nous en avait parlé positivement, explique Céline Verrière, responsable restauration au Novotel Annecy. Cela fonctionne bien. C’est d’abord un moyen de ne pas jeter. Nous proposons dans nos colis tous types de denrées périssables disponibles sur nos petits déjeuners (produits laitiers, viennoiseries, fruits) et que nous étions auparavant contraints de jeter s’ils n’étaient pas consommés  par les clients de l’hôtel. Là tout le monde est gagnant. Ce n’est pas une question d’argent : les prix sont bas et nous reversons une partie à l’application : c’est vraiment l’envie de ne pas gaspiller. »

« Nous sommes une boulangerie artisanale et pour conserver notre image de qualité nous ne proposons pas de « panier de la veille« . Or donner à des associations est assez contraignant : il faut s’engager sur un volume constant, explique Stecy Talbi, responsable du magasin de la boulangerie Milano, à Annecy-le-Vieux. To good to go nous permet de moins ou de ne plus jeter en gardant de la souplesse. Nous proposons dix paniers (avec pain, viennoiserie et petite restauration sâlée)  par jour et au cour de la journée nous ajustons, si besoin, à la hausse ou à la baisse en fonction des commandes de paniers et de nos ventes « normales ».  Nos paniers sont vendus 3 euros (NDLR :  y compris la commission prise par l’application) pour une valeur normale de 10 à 15 euros : l’idée ce n’est pas gagner de l’argent, c’est vraiment de ne pas gaspiller. »

 

Des clientèles différentes mais perméables

Les clients des paniers sont d’abord des opportunistes en mal d’un repas pour le soir et/ou en recherche de produits pas chers. Mais les deux établissements que nous avons interrogés évoquent des perméabilité entre la clientèle habituelle et celle de l’appli. « Parfois c’est un client de l’hôtel qui vient chercher son panier To good to go« , explique Céline Verrière.  « Certains clients qui ont découvert la boulangerie via l’application reviennent ensuite acheter nos produits « normalement ». A l’inverse, des habitués du pain du matin ont découvert l’application et repassent certains soirs prendre leur panier« , ajoute Stecy Talbi.

 

L’appli compte poursuivre son développement en Pays de Savoie comme dans le reste de la France. Crédit photo ci-dessus et photo haut de page : www.togoodtogo.fr

 

 

 

 

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