Saint-Colomban reprend son domaine skiable en main

Saint-Colomban reprend son domaine skiable en main
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La petite commune mauriennaise inaugure l’établissement public créé pour reprendre la gestion de son domaine skiable.

Saint-Colomban-des-Villards est l’une de portes d’entrée aux Sybelles avec ses 45 km de pistes réparties entre 1150 mètres d’altitude et 2620 mètres. Elle inaugure le 14 janvier l’EPCI (établissement public à caractère commercial et industriel) créé pour exploiter son domaine skiable, en lieu et place de la Satvac avec laquelle elle était en conflit depuis des années. La cause du litige? Une délégation de service public (DSP) mal ficelée prévoyant le versement d’indemnités à l’exploitant en cas de non réalisation de lits.

Une course contre la montre

La préparation de la saison a été une véritable course d’obstacles pour la petite commune qui a dû recruter un directeur, faire réaliser de grandes visites sur certains appareils et mettre en place un système de gestion de la sécurité. Instauré par un décret de janvier 2016 en vigueur depuis le 1er avril dernier, le dispositif vise à démontrer la capacité de l’exploitant à maîtriser les risques et à bien gérer ses installations. A la différence des gestionnaires déjà en activité qui ont obtenu un report jusqu’en 2017, il constitue un préalable pour tout nouvel arrivant dans le métier.

L’unité des Sybelles préservée

L’EPCI de Saint-Colomban-des-Villards a par ailleurs signé le 7 décembre dernier un accord avec les trois autres exploitants des Sybelles  (Satvac, Soremet et Samso). Cette convention ratifie la répartition des recettes, les modalités d’exploitation, de secours, d’entretien des pistes, de promotion, d’utilisation de la marque. Elle permet à chaque signataire de proposer des forfaits de ski donnant accès aux 310 km de pistes sur six stations (Les Bottières, Le Corbier, La Toussuire, Saint-Colomban, Saint-Jean-d’Arves et Saint-Sorlin-d’Arves) réliées par le Mont Ouillon.

Les conflits se poursuivent au niveau judiciaire

L’arrivée à échéance de la DSP en août 2016 et l’accord de décembre n’ont pas réglé tous les conflits. Les multiples procédures engagées par la Satvac contre la commune auprès des tribunaux et de la Chambre régionale des comptes ont toutes échoué jusqu’à cet automne. Dans une décision rendue le 10 octobre, la collectivité a été condamnée par le tribunal administratif de Grenoble à verser 471 900 euros à son ancien exploitant. Son conseil municipal a décidé à l’unanimité de faire appel de cette décision.

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