Numérique et robotisation : les compétences en question

Lors du salon Industrie à Lyon, sera présentée une étude de ManpowerGroup consacrée aux conséquences des transformations technologiques sur l’emploi.

Créé par Thesame en 2005, l’édition 2017 d’EMM (European Mechatronics Meeting) fera place, le 6 avril, à la présentation d’une étude réalisée par ManpowerGroup dans 43 pays, auprès de 18 000 entreprises. Objectif : aller à la rencontre de ceux qui vivent au quotidien la révolution des compétences. Comment les entreprises se préparent-elles aux transformations technologiques des prochaines années ? Comment développent-elles les compétences de leurs équipes pour s’y adapter ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles entend répondre ce travail alors que 65% des métiers qui seront exercés par la Génération Z n’existent pas encore. Car c’est bien une véritable révolution des compétences qui se profile sur le marché du travail. Le grand défi étant de permettre à tous de développer ses compétences pour s’adapter à un monde en perpétuel changement.

Reste que la révolution des compétences suscite aussi un risque, relève l’étude, celui d’une fracture entre ceux qui détiennent les compétences, qui auront de plus en plus de pouvoir, pourront se créer des opportunités et choisir quand et comment ils travaillent. Et ceux qui ne les ont pas. L’étude souligne que la polarisation du marché du travail autour des compétences est néfaste aussi bien pour nos sociétés que les entreprises.

Encore trop cher

ManpowerGroup dresse à cette occasion les meilleures stratégies à adopter tant pour les entreprises que les individus et se révèle un véritable outil pour les RH comme pour les dirigeants d’entreprises. Plus de 45% des tâches pourraient déjà être automatisées à l’aide de technologies existantes. Reste que les nouvelles technologies transformatrices présentent des possibilités d’automatisation dont les coûts sont encore perçus comme trop importants par les employeurs. En conséquence, 83% des entreprises interrogées par ManpowerGroup préfèrent conserver leur force de travail actuelle et même l’augmenter, tout en prévoyant une nette augmentation des compétences (upskilling) dans les deux prochaines années. A l’inverse, seuls 12% des employeurs envisagent de diminuer leur force de travail. En outre, trois employeurs sur quatre anticipent le changement et s’y préparent.

Polyvalence et agilité

Autre constat, deux types de compétences sont très demandées par les entreprises : l‘IT (Information Technology) pour 26% d’entre eux et les métiers de la relation client pour 15%. Par ailleurs, certains soft skills tels que la capacité d’apprendre, la polyvalence et l’agilité, sont également très recherchés. Aussi pour répondre au défi de la pénurie des talents et face à la révolution des compétences qui s’annonce, deux tiers des employeurs préfèrent investir dans le développement des compétences des collaborateurs en place, tandis que 42% privilégient de nouveaux recrutements avec créations de postes.

En conclusion, l’étude souligne que l’employabilité future dépendra moins des capacités que l’on détient que de celles que l’on est susceptible de pouvoir apprendre.

Le programme complet et l’inscription gratuite en ligne sont disponibles sur http://www.emm-mechatronics.eu/

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