La nature reprend peu à peu ses droits sur le Rhône

La nature reprend peu à peu ses droits sur le Rhône
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Les actions engagées depuis une vingtaine d’années ont permis de maîtriser les pollutions et de renaturer le fleuve qui gagne en qualité.

Quelle est la qualité des eaux du Rhône ? Quelles sont les actions de restauration engagées depuis 20 ans ? Quels sont les liens entre le fleuve et les territoires qu’il traverse ? Ce sont quelques uns des sujets abordés lors d’un colloque organisé début octobre par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse en direction d’élus, techniciens, associations et acteurs du monde économique.

Plus de biodiversité

Plus aucun secteur du fleuve n’est classé en état médiocre ou mauvais. La mise aux normes des stations d’épuration a permis de diviser par 5 la pollution domestique qui est désormais maîtrisée. Idem pour les rejets industriels beaucoup mieux traités et la contamination par les PCB, sous surveillance. Le programme de restauration inédit déclenché suite aux grandes crues de 2002 et 2003 a également permis à la nature de reprendre peu à peu ses droits. Depuis 2005,  le lit du Rhône a été remodelé, d’anciens bras rouverts, des lônes recreusées afin de lui redonner un cours plus naturel et de favoriser le retour de la biodiversité. Au total, 38 km de berges et de bras secondaires ont été renaturés tandis que 150 km de fleuve et affluents sont de nouveau accessibles aux poissons migrateurs.

Une valorisation des espaces

Avec la restauration du Rhône et de ses zones humides, les paysages s’embellissent et favorisent le développement d’un tourisme vert. La ViaRhôna, cette voie cyclable qui longe le fleuve sur plus de 800 km du lac Léman jusqu’à la Méditerranée, a vu sa fréquentation augmenter de 26 % depuis 2013. Le nombre de kayakistes sur le Haut-Rhône a doublé en 3 ans. Et suite aux travaux sur les secteurs de Chautagne et Belley, entre Ain et Haute-Savoie, les pêcheurs sont revenus en nombre.

Des efforts à poursuivre

D’ici 2021, 35 sites industriels et 10 stations d’épuration doivent réduire leurs émissions de substances dangereuses dans le fleuve où 150 toxiques différents sont encore mesurés. 400 hectares de zones humides doivent être restaurer et 60 km de fleuve restent à ouvrir aux poissons migrateurs. L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse qui pilote les volets qualité, ressource, biodiversité du plan Rhône prévoit d’intervenir à hauteur de 50 millions d’euros sur les cinq prochaines années. Une enveloppe qui viendra s’ajouter aux 60 millions d’euros d’aides allouées sur la période 2007-2014.

@Alain Rouiller Flickr

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