Montagne : l’Anem veut être à l’avant-garde de la transition

Montagne : l’Anem veut être à l’avant-garde de la transition
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Le 33e congrès de l’Anem, Association des élus de la montagne, se tiendra les 19 et 20 octobre prochains à Forcalquier (Alpes de Haute-Provence). Avec à l’ordre du jour une thématique d’actualité : la montagne en pleine transition, sur fond de réformes annoncées par le gouvernement.

Un an après l’adoption de la Loi de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne, l’Anem se veut toujours à l’avant garde. Qu’il s’agisse de transition écologique, d’aménagement numérique ou de résilience de la spécificité montagne. Trois enjeux majeurs qui feront l’objet de tables rondes durant ces deux jours.

Trois thèmes, trois débats constructifs

L’opportunité pour les centaines d’élus de montagne venus de toute la montagne française de travailler et de débattre sur des sujets qui leur tiennent à coeur.

À commencer par la transition écologique, dont l’une des composantes essentielles est la transition énergétique qui doit à terme laisser place aux énergies renouvelables. Un domaine où la montagne fait figure de laboratoire avéré, notamment par son expérience de valorisation de son potentiel hydroélectrique mais aussi sa propension à expérimenter des modes de production alternatifs (production énergétique, optimisation de la consommation dans les entreprises..). Cette table ronde présentée par Marie-Noëlle Battistel, députée de l’Isère et présidente de l’Anem, vise à mettre en lumière l’exemplarité montagnarde en confrontant expérimentations et comportements vertueux des collectivités et autres partenaires de l’association. Plusieurs intervenants sont attendus : Éric Fournier, vice-président ARA en charge de l’environnement et maire de Chamonix, Yves Giraud, directeur de la division production et ingénierie hydraulique d’EDF, Antoine Mussillon, directeur collectivités territoriales et industries Véolia-Eau Grand Est, Xavier Passemard, directeur général Engie  Biogaz et d’autres encore.

2e temps fort, l’aménagement numérique de la montagne un an après l’acte II. Aujourd’hui, au-delà des annonces officielles, qu’en est-il de la résorption des zone blanches et grises de la téléphonie et de l’internet mobiles ? Est-elle achevée ? Toutes les communes seront-elles couvertes en 2G et 3G, comme annoncé, d’ci la fin de l’année ? Et concernant l’internet fixe, les objectifs du plan France THD seront-ils atteints en 2022 ? Et surtout comment s’est opérée (et de façon concrète) la couverture mobile du territoire par les opérateurs depuis la mise en vigueur de la Loi montagne ?… Autant de questions qui réclament des réponses. Des élus et techniciens de terrain témoigneront et feront part des embuches et succès rencontrés pour parvenir au but. Et ce, à un moment, où le gouvernement affiche clairement sa volonté d’accélérer l’équipement numérique intégral du territoire en haut débit de qualité et en très haut débit… mais dans quelle mesure et à quelle échéance ? Avec comme grand témoin, Annie Genevard, députée du Doubs et secrétaire générale de l’association, et comme intervenants Michel Combot, directeur général de la Fédération française des Télécoms et Laurentino Lavezzi, directeur des affaires publiques du groupe Orange, pour ne citer qu’eux.

Dernière thématique abordée, la résilience de la spécificité montagne quand partout on vise l’uniformité. La montagne, à elle seule, justifie un traitement différencié parce qu’elle est un territoire (ou des territoires) à part qui ne ressemble à aucun autre. La faire respecter en tant que telle est un combat permanent pour ses élus (intercommunalité, communes nouvelles, offices de tourisme communal…). D’autres combats sont à mener, avec en première ligne le transfert de la compétence eau à l’intercommunalité prévu en 2020, alors que de nombreux maires de montagne veulent la conserver. Expériences concrètes à la clé. Cette table ronde, dont le témoin sera Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, verra l’intervention entre autres de Pierre Hérisson, conseiller délégué et membre du bureau du Grand Annecy… et de Jean Launay, président du Comité national de l’eau.

Avec pour couronner ces deux journées de travaux, et en préambule de chaque séance, deux allocutions remarquées (et attendues!) : celles de Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, le jeudi 19 à 14h, et de Christophe Castaner, secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, programmée lors de la séance inaugurale, le vendredi.

Pour en savoir plus : http://www.congres.anem.fr

Lac de Serre-Ponçon, à cheval entre les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes. Photo Gites de France Paca

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