Maike Automotive : la reprise de Peugeot Japy décidée le 20 mars

Maike Automotive : la reprise de Peugeot Japy décidée le 20 mars
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Mise à Jour le 16 mars – Actualisation suite à l’audience au tribunal de commerce de Grenoble du 15 mars.


La restructuration du groupe Maike Automotive se poursuit. Après celle de la holding et des filiales haut-savoyardes, c’est la situation de Peugeot Japy, basée dans le Doubs, qui a été examinée par le tribunal de commerce de Grenoble le 15 mars. Avec la perspective d’une reprise par le groupe Farinia, qui procéderait à 28 licenciements, sans parler des intérimaires. Décision le 20 mars.

Si les conséquences de la restructuration du groupe Maike en Pays de Savoie ont largement été développées  sur ce site et dans les colonnes d’Eco et son dorénavant connues, le sort de la filiale Peugeot-Japy, basée dans le Doubs, reste encore incertain.

Rachetée par Maike en 2011, cette entreprise historique est nichée à Valentigney (11 000 habitants) depuis plus d’un siècle. Valentigney, c’est le berceau de la famille Peugeot, qui est d’ailleurs cofondatrice de la société, en alliance avec les Japy, autre famille locale d’industriels (davantage connue pour ses activités dans le textile).  La société compte près de 500 salariés, dont environ 315 CDI et dans les 180 intérimaires. elle travaille principalement pour PSA et General Motors.

Ville morte et grève avant l’audience au tribunal de commerce

« Et elle est rentable !« , assure le cabinet du maire de Valentigney, Philippe Gautier (LR). L’élu peut comprendre qu’une partie des bénéfices générés par l’usine doubiste ait servi à palier aux difficultés du groupe. Mais il refuse que  Peugeot-Japy fasse les frais socialement de la déconfiture de Maike. Une position partagée par les syndicats.

Mairie et intersyndicale (CFDT, FO CFE-CGC) ont d’ailleurs organisé ensemble une journée ville-morte, samedi 10 mars. L’événement, qui s’est traduit par la fermeture de nombreux commerces, a rassemblée plusieurs centaines personnes pour une manifestation où ce sont côtoyés salariés, habitants de la ville, commerçants et élus de différents bords politiques.

 

 

Un seul repreneur possible : Farinia

Un moyen de rappeler leur attachement à Peugeot japy et leur refus de la casse sociale. Mais aussi de mettre un peu la pression sur les juges et le repreneur potentiel.

L’entreprise n’a pas été incluse dans la procédure qui a scellé le sort de la holding et de ses filiales haut-savoyardes : placée en redressement judiciaire le 8 février seulement, elle fait l’objet d’un dossier spécifique qui a été examiné jeudi 15 mars par le tribunal de commerce de  Grenoble. La décision a été mise en délibérée par les juges au 20 mars.

Mais il ne devrait pas y avoir trop de surprise : il n’y a plus qu’un seul repreneur en lice, le groupe Farinia. Et, après un mouvement de grève éclair mardi 13 mars, les syndicats ont fini par signer un accord avec lui et ont tous donné un avis favorable à la reprise lors de l’audience. Et, selon nos informations, toutes les autres parties prenantes au dossier ont également donné avis favorable.

 

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Licenciements revus à la baisse

Pour mémoire, deux repreneurs étaient sur les rangs au départ. Mais 4A Industrie, qui associe le patron du groupe Fonderie du Poitou et l’ancien dirigeant de Peugeot-Japy et actionnaire de Maike, Patrick Mermillod (après avoir redressé l’entreprise dans les années 2000, c’est lui qui l’avait vendu à Maike en 2011) a finalement jeté l’éponge avant l’audience.

Groupe de fonderie qui est l’un des fournisseurs de Peugeot-Japy,  Farinia reste donc seul en course. C’est un groupe industriel indépendant, de 1200 salariés pour 225 M€ de chiffre d’affaires et qui compte depuis 2009 la BPI à son capital (à la fois directement  et via le fond Avenir Automobile). Un groupe qui a aussi su revoir son projet pour le rendre plus acceptable par les acteurs locaux: le nombre de licenciements de salariés en CDI est passé de 58 à 28. Le sort des nombreux intérimaires, lui, demeure encore flou.

 

 

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