Le point sur l’activité des entreprises en Auvergne-Rhône-Alpes

Le point sur l’activité des entreprises en Auvergne-Rhône-Alpes
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La Banque de France vient de publier sa dernière étude et dresse un bilan de l’année 2016. Les affaires reprennent en Auvergne-Rhône-Alpes, même si la hausse reste contenue.

CONJONCTURE. Si l’année 2015 a été marquée par une reprise graduelle de l’activité, le climat des affaires se redresse très légèrement en 2016. Le PIB progresse de 1 % ( il est de + 1,1 % au niveau national) dans notre région.

Le contexte national

Les ménages on poursuivi leurs dépenses de consommation, en hausse de 1,8 %, et leurs investissements (+ 1,5 % mais – 0,8 % et – 3,5 %), notamment dans l’immobilier. Cette reprise est également valable dans les entreprises, où les investissements engagés affichent + 4,3 % en 2016, au lieu de + 2,7 % et + 1,4 % deux ans plus tôt, soutenus par l’allègement de leurs charges. La contribution au PIB s’élève à 1,9 point en 2016, contre 1,3 M un an plus tôt.

Point négatif toutefois,  le solde des transactions courantes se dégrade, impacté par un ralentissement de la demande mondiale mais aussi de pertes de marché. Les importations diminuent également à + 2,8 % après + 6,4 %, mais moins significativement que les exportations qui enregistrent seulement + 0,6 % après + 6,4 %.

Quant au taux de chômage, il est en très léger repli à 10 % de la population active.

Les secteurs d’activité à la loupe

A l’échelle d’Auvergne-Rhône-Alpes, l’activité économique progresse mais à géométrie variable selon les secteurs.

  • INDUSTRIE : L’activité globale des entreprises industrielles est en très légère hausse, soit + 1 %. Très tournées vers l’export, les entreprises de la région ont vu pourtant leurs ventes reculer significativement en 2016, a contrario des deux années précédentes. Mais d’importantes disparités apparaissent selon les secteurs. Exemple, le secteur des équipements électriques et électroniques enregistre la plus forte hausse à + 3 % quand la chimie recule de 2,1 % et l’industrie du textile et de l’habillement se maintient (+ 0,5 %). Quant à l’emploi global (intérimaires inclus), il se raffermit à hauteur de + 0,4 %. Enfin, leur rentabilité d’exploitation semble se stabiliser en 2016 (la proportion des entreprises annonçant une dégradation n’est plus que de 25 % contre 29 % ; celles indiquant une stabilité sont plus nombreuses, 37 %). Pour 2017, les entreprises industrielles anticipent une hausse des chiffres d’affaires de 3,1 %  et un net rebond des exportations (+ 4,7 %) qui devraient renforcer l’activité, et aussi les effectifs.
  • SERVICES MARCHANDS. Dans ce secteur, la dynamique  est identique à celle de l’année précédente, soit + 4,1 %. Ce sont les secteurs à forte ajoutée comme l’informatique et l’ingénierie technique qui connaissent la plus forte croissance, enregistrant respectivement + 7,5 % et + 6,1 %. Tout comme l’hébergement-restauration en augmentation de 4,3 %, en dépit des attentats qui ont fragilisé le secteur. A l’inverse, le transport logistique devrait réaliser la plus faible progression (+ 1,5 %). Au global, et tous secteurs confondus, l’effectif augmente à hauteur de 2,3 %, tiré essentiellement par l’activité informatique (+ 6,3 %) alors que les bureaux d’étude et d’ingénierie connaissent une hausse plus modérée (+1,7 %). En 2017, il devrait évoluer positivement d’environ 2,5 %. Cependant seulement 41 % des entreprises voient leur rentabilité évoluer favorablement, au lieu de 47 % un an plus tôt.
  • CONSTRUCTION : Suite à plusieurs années compliquées, le secteur reprend des couleurs. Un constat qui s’applique au bâtiment comme aux travaux publics. Le rebond est plus sensible dans le gros oeuvre avec + 3,9 %, qui bénéficie de la reprise des mises en chantier de logements dans la région (+ 6,8 %). Le second oeuvre, lui, progresse de + 1,3 %, et les travaux publics de + 0,9 %. Bonne nouvelle, dans ce contexte de reprise, l’emploi global évolue de + 2,1 % et devrait se renforcer (+ 1,2 %) cette année. De fait, les entreprises de la construction positivent : elles ne sont plus que 26 % à constater une baisse de leurs marges en 2016 contre 38 % précédemment. La tendance en 2017 pourrait se confirmer à la hausse, avec une reprise de la rentabilité, en particulier dans le second oeuvre.

Au 30 Janvier 2017, prise dans sa globalité, la production industrielle se stabilise à un niveau assez satisfaisant, en raison de commandes dynamiques notamment dans l’agroalimentaire et la fabrication de produits électriques et électroniques. Quant aux ventes à l’export, elles restent actives, et la demande intérieure consistante. Même analyse dans le secteur des services. Si l’on en croit les chefs d’entreprise interrogés par la Banque de France, la tendance actuelle devrait perdurer dans les semaines à venir.

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