L’ANMSM s’engage en faveur de l’innovation durable

Les représentants de l'ANMSM à Varberg, le 8 juillet dernier ©ANMSM

À l’occasion des dix ans de “Cimes durables“, l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) met le cap sur l’innovation pour une montagne engagée et solidaire. L’objectif ? multiplier les projets vertueux dans les stations membres.

 

Réunis à Valberg dans les Alpes Maritimes, les membres de l’ANMSM ont présenté, ce 8 juillet, les enjeux et les engagements de la nouvelle dynamique Cimes Durables.

Une démarche volontaire

Engagée depuis 2007 en faveur du développement durable, conformément à la charte nationale rédigée en partenariat avec l’Ademe et Mountain Riders, l’ANMSM via ses stations membres a réalisé plus de 2 400 actions dans ce domaine. En 2016, elle initie une nouvelle étape avec la création des Trophées des Cimes Durables pour valoriser et encourager les démarches des territoires. Aujourd’hui, forts des résultats obtenus et de l’implication des stations, les élus souhaitent impulser une nouvelle dynamique plus ambitieuse sur le long terme. Qui soit, à la fois, plus plus collective et collaborative.

1 outil, 6 thématiques et 21 engagements

Six thématiques fortes figurent au cahier des charges : transport & mobilité, tourisme durable & connecté, gouvernance & stratégie, environnement & ressources, urbanisme & aménagement du territoire, social & éducation. Avec pour chacune d’elle, le choix entre plusieurs engagements, au nombre de 21. Libre aux stations de choisir ceux qui leur paraissent les plus pertinents.

Adhérer, c’est s’engager

Pour adhérer à Cimes Durables, les stations doivent répondre à certaines règles.

Cet engagement doit faire l’objet d’une délibération en conseil municipal, qui désignera un référent chargé d’animer la dynamique Cimes Durables au niveau local, et d’assurer l’interface avec les travaux de la Commission aménagement du territoire et développement durable (le maire ou son représentant intègrera de fait cette commission en tant que membre).

Dés lors, et en fonction de sa capacité financière, la commune devra mettre en oeuvre trois actions a minima. Celles qui le désirent peuvent également candidater au label Flocon Vert.

Au-delà, elle aura à charge de communiquer et de valoriser ses actions auprès de la population et des touristes. Et aussi de réfléchir à de nouvelles actions pour que la démarche s’inscrive dans le temps.

Valberg montre l’exemple

Ces deux jours passés à Valberg ont été l’occasion pour les représentants des stations-membres d’échanger sur les bonnes pratiques et les projets à venir, et aussi de découvrir les actions mises en place dans la commune de Valberg, dont le député maire n’est autre que le président de l’ANMSM, Charles Ange Ginésy. Parmi les plus emblématiques, figure l’espace aménagé au col de l’Espaul visant à faciliter l’accès au parc national du Mercantour, notamment aux personnes présentant un handicap grâce à la collaboration de plusieurs associations spécialisées. Mais aussi l’usine d’ultrafiltration de l’eau : son système innovant permet de filtrer et de désinfecter 1 200 m3 d’eau par jour. La journée s’est clôturée avec la visite des deux sites Natura 2000, étendus sur 20 hectares, où sont protégées 24 espèces de chauves-souris présentes sur le territoire. Enfin dernière action très « durable », la commande centralisée qui a déjà permis d’optimiser l’éclairage public de la station, dont la consommation a chuté de 40 %.

 

Pour tout savoir sur la démarche : http://www.anmsm.fr

Les représentants de l’Association nationale des maires de stations de montagne  à Varberg, le 8 juillet dernier ©ANMSM

Pour rappel : L’ANMSM fédère plus de 100 stations de montagne réparties sur les cinq massifs français. Elle a pour vocation de défendre les spécificités des stations de montagne liées à leur activité touristique auprès des pouvoirs publics.

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