2017, belle année pour la Banque cantonale de Genève (BCGE)

Crédit photo: Loris-von-Siebenthal. Au niveau des revenus, toutes les catégories de commissions ont progressé, notamment dans les métiers de gestion de fortune et de Trade finance.
2017, belle année pour la Banque cantonale de Genève (BCGE)
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La Banque cantonale de Genève (BCGE) a bouclé 2017 sur une nouvelle progression de ses résultats. Le bénéfice net s’établit à 81, 6 millions de francs et les produits d’exploitation gagnent 4,8% à 366,1 millions.

« Tous les métiers du groupe ont participé aux excellents résultats enregistrés en 2017 et particulièrement les activités internationales, Trade finance et Private Banking« , a commenté, lors de la présentation des résultats annuels, Blaise Goetschin, président de la direction générale de la Banque cantonale de Genève (BCGE).

L’établissement a clôturé l’exercice avec des produits d’exploitation en hausse de 4,8% à 366,1 millions de francs  (1,15 CHF = 1 euro),  tandis que les charges ont été contenues  à 222,7 millions  (+0,5%). Toutes les catégories de commissions ont progressé. Quant au résultat opérationnel,  il a atteint un niveau record de 128,3 millions, enregistrant une progression de près de 16%. Au final, le groupe BCGE a engrangé un bénéfice net de 81,6 millions, en hausse de 3,3% en un an.

Profitabilité toujours en hausse

La profitabilité continue de croître dans un contexte de taux qui reste difficile: les fonds propres ont progressé de 6,2%, soit de 86,2 millions, portant le total à 1,47 milliard de francs. Pour rappel, la Banque cantonale de Genève, qui était en quasi faillite en 1999, a créé 767 millions de fonds propres supplémentaires depuis 2005 et appartient aujourd’hui, selon elle, « au cercle des banques bien capitalisées et sûres« .

Elle séduit, d’ailleurs, toujours plus d’actionnaires avec 460 particuliers et entreprises qui ont rejoint leurs rangs l’an dernier (ils sont, au total, 14 271 fin 2016).

La BCGE, qui gère ou administre 26,4 milliards de francs CHF, est un acteur  majeur de l’économie genevoise. Elle détient aussi 11 milliards de créances hypothécaires, un chiffre qui a connu « une progression ciblée » de 6 % en 2017. En outre, la banque a octroyé 2,1 milliards de francs CHF de crédits supplémentaires aux entreprises et aux particuliers sur les trois derniers exercices. La BCGE compte 19 349 entreprises clientes, dont 793 de plus en 2017.

 

Blaise Goetschin, CEO de la Banque cantonale de Genève

Nouvelle expansion en vue

Pour 2018, la Banque cantonale de Genève entend poursuivre son expansion commerciale dans une conjoncture en reprise. Son but est notamment de faire croître ses parts de marché dans l’Asset management et les fonds de placement, comme à l’international. Pour l’ensemble de 2018, la BCGE mise un niveau de rentabilité opérationnelle proche de celui de 2017.

Pour rappel, la BCGE a une filiale française dont le siège est à Lyon : elle est aussi active à Annecy et Paris. Le groupe est, en outre, implanté à Dubaï et Hong Kong.

En Suisse, il dispose de 21 agences à Genève et exerce certains de ses métiers à Lausanne et Zurich. Son effectif à légèrement progressé en 2017,  et compte 748 personnes (équivalent plein temps au 31 décembre 2017). Quelque 82% des collaborateurs sont actionnaires et détiennent 2,5 % du capital de la banque.

Une initiative qui dérange

Sortie d’une quasi faillite en 1999,  grâce à l’arrivée d’une nouvelle équipe à sa tête sous la direction de Blaise Goetschin, la BCGE doit à nouveau affronter des vents mauvais depuis quelques semaines. Une initiative – dont le dépôt a pris fin le 9 février- demande la modification du régime de son assainissement afin d’en supprimer les conséquences financières dans les comptes de l’Etat genevois. Elle fait suite au dépôt d’un projet de loi par le député Jean Batou d’Ensemble à gauche,  demandant à la banque le remboursement des sommes engagées, alors, par le Canton de Genève pour la sauver.

L’établissement a précisé dans un communiqué en date du 20 février  « que ce projet de loi n’a été soutenu par aucun des partis genevois »

Coté en bourse, l’établissement a « officiellement réagi » jugeant cette proposition « impraticable et préjudiciable aux intérêts de la banque et de ses parties prenantes« . Affaire genevoise à suivre!

Assainissement réussi

La BCGE indique « qu’elle a réussi son assainissement et respecté jusqu’alors  tous les termes convenus dans les lois régissant cette opération ». Son capital est à ce jour détenu à plus de 55,7% par des actionnaires autres que l’Etat de Genève. La Ville de Genève, les autres communes et plus de 14 000 actionnaires privés et institutionnels, parmi lesquels la Caisse de pension de l’Etat de Genève (CPEG) « figureraient comme les premiers lésés par ces projets » a encore précisé l’établissement. Et d’ajouter : « Les recettes fiscales en seraient considérablement péjorées, de même que le cours de l’action BCGE ».

 

La répartition des actions de la Banque cantonale de Genève
L’actionnariat de la Banque cantonale de Genève. Les actions sont détenues pour près des  trois quarts par le canton, la ville et les autres communes du canton –  Source : https://www.bcge.ch/actionnariat-bcge.

 

Pour la BCGE, « le système proposé par l’initiative n’est plus en lien avec la réalité, 18 ans après l’assainissement et nuirait massivement aux intérêts de la banque ». Et enfin, il favoriserait les concurrents et entraverait sa mission de soutien à l’économie genevoise. Elle invite donc la population genevoise « à ne pas souscrire aux thèmes et mécanismes proposés par l’initiative ».

Lors de la prochaine assemblée générale, un dividende de 2,90 francs CHF sera proposé, en hausse de 5,5%.

 

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