Alimentation : le projet ALPAR se structure

Conçu comme une alternative à la grande distribution, un projet de supermarché participatif prend forme à Annecy. L’association qui le porte sera présente les 31 mars et 1er avril, au Village du Développement Durable.

Alternative à la grande distribution pour manger et consommer mieux et moins cher, telle est l’ambition portée par ALPAR (Alimentation participative), le projet de supermarché alternatif initié à l’automne 2016, à Annecy. Depuis, plus d’un millier de personnes réunies dans une communauté d’intérêt, suivent son évolution de près.

«Notre projet mobilise déjà quelque 300 adhérents mais il faudra 1200 coopérateurs, au minimum pour faire tourner le magasin», explique Antoine Peignier, porteur de ce projet sur le bassin annécien. Tout est co-construit, débattu, pensé ensemble, autour de valeurs qui lient les adhérents selon le modèle de la sociocratie qui est privilégié. Le lieu d’implantation, le modèle de fonctionnement, les produits en rayon, tout est passé au crible au fil de réunions et d’assemblées générales.

Sur la base du bénévolat

Objectif : ouvrir, d’ici à trois ans, un supermarché opérationnel sur une surface de 1000 m2, avec une étape intermédiaire (groupement d’achats, épicerie test…) dont la forme sera décidée lors d’une prochaine assemblée générale.

Le fonctionnement du supermarché participatif se fera sur la base du bénévolat, avec à terme l’embauche de 4 à 7 salariés à temps plein pour assurer la cohérence du projet. Une SAS, en mode coopératif, sera d’ici là constituée. Elle fonctionnera selon un modèle fermé : pour entrer dans ce supermarché et y consommer, il faudra y travailler (3 heures de bénévolat par mois) et acheter une part sociale. Une grande mixité sociale sera privilégiée : ALPAR réunira des actifs, qui trouveront tôt le matin ou plus tard en soirée le temps de venir y travailler, mais également des retraités, des étudiants ou des personnes travaillant à temps partiel.

Grâce à la réduction des coûts de fonctionnement, des produits de qualité à un prix juste seront mis en rayon. Une charte d’approvisionnement, privilégiant des solutions locales (circuits courts) ou bio, est en cours d’élaboration. Le besoin en financement pour ALPAR est estimé entre 1 et 1,5 million d’euros. Les investissements seront réalisés pour l’essentiel dans les travaux d’aménagement du magasin, les achats informatiques et les achats de logiciels, et la constitution des stocks initiaux.

ALPAR s’inspire du modèle de Park Slope Food Coop à New York. En France, deux supermarchés participatifs, – La Louve à Paris, La Chouette à Toulouse – ont ouverts leurs portes en 2016. Une dizaine de projets sont en cours. ALPAR tiendra un stand, les 31 mars et 1er avril, place François-de-Menthon à Annecy, dans le cadre du Village du Développement Durable, à partir de 9 heures.

Pour en savoir plus : www.alpar.fr

 

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